Yuka et Scanup, des applis pour mieux manger

Les scandales sanitaires et agro-alimentaires se succèdent, la crainte de la malbouffe s’est généralisée, et on fait aujourd’hui bien plus attention à ce que l’on mange qu’il y a une dizaine d’années. Les consommateurs sont devenus plus conscients de l’impact de leur assiette sur leur santé, et  sont donc plus exigeants. Cette attention accrue à la composition de ce que l’on achète a trouvé son prolongement dans deux applications pour téléphones mobiles : Yuka et Siga. Des applis pour mieux se nourrir et mieux choisir.

YUKA, une appli pour mieux choisir.

yuka

Cette application permet de scanner le code barre d’un produit et d’obtenir immédiatement une évaluation de ce dernier, basée sur trois critères : la qualité nutritionnelle, les additifs, et la dimension biologique.

Pour ce qui concerne la qualité nutritionnelle, celle-ci prend en compte la quantité d’énergie, de graisses saturées, de sucres, de sel, de fruits et légumes, de fibres et de protéines du produit. La méthode de calcul repose sur le Nutriscore (marque de Santé publique France), construit par le Professeur Serge Hercberg.

Pour ce qui concerne les additifs, « Yuka se base sur de nombreuses sources ayant étudié la dangerosité des additifs alimentaires, parmi lesquelles se trouvent : « Additifs alimentaires » de Corinne Gouget, « Les additifs alimentaires » de Maire-Laure André ainsi que les études de l’UFC que choisir ».

Enfin, en ce qui concerne la dimension biologique (laquelle compte pour 10 % dans l’évaluation totale), les produits considérés comme biologiques sont ceux disposant du label bio français (AB) et/ou du label bio européen (Eurofeuille).

Se pose évidemment la question du financement et la crainte que des lobbys s’emparent de ce marché du « manger sain ».

Chez Yuka,  nous avons à coeur de faire un projet porteur de sens. Notre objectif premier est de maximiser notre impact sur la société avant de maximiser notre chiffres d’affaires. C’est pourquoi nous refusons tout financement qui pourrait provenir de marques ou de distributeurs. De la même manière, nous n’exploitons ni ne revendons aucune donnée de nos utilisateurs. Le contenu de votre frigo est donc un secret bien gardé !

Fort de son succès, et à la demande des utilisateurs de l’application, Yuka s’est lancé récemment dans le même type d’analyse sur les cosmétiques. Yuka continue ainsi sa mission de rendre
plus transparentes les compositions des produits, en révélant les ingrédients qui peuvent se révéler irritants, allergènes, ou encore être des perturbateurs endocriniens ou des cancérigènes.

Sur l’Apple Store ou Google Play, les utilisateurs semblent très contents de cette application puisque les notes tournent autour de 4,6/5, ce qui est assez rare.

application

Siga, une démarche collaborative pour évaluer le niveau de transformation des aliments

Le projet Siga est né de la volonté d’activer la classification internationale NOVA pour caractériser précisément le niveau de transformation des aliments afin de proposer aux consommateurs des produits plus vrais et plus sains.

Siga se propose d’évaluer le niveau de transformation des aliments et ingrédients qui les composent (évaluation qualitative), sans se restreindre à l’analyse des tables nutritionnelles, seules données prises en compte par la majorité des scores réductionnistes existants. On sait à quel point le niveau de transformation des aliments impacte directement la santé. Par ailleurs, le fait de manger le plus souvent possible des aliments non transformés permet aussi de conserver un poids de forme.

A la pointe de la recherche en alimentation, Siga a effectué avec son comité d’experts scientifiques un décryptage de près de 15 000 ingrédients et additifs, pour construire une échelle de 8 groupes allant du moins au plus transformé.

En outre, la classification Siga permet d’appréhender et de discriminer aisément la qualité au sein d’une même catégorie de produits.

Les classes Siga

1 Non transformé

Produits bruts comme la viande, fruits & légumes poissons, céréales, oeufs n’ayant subi aucun process hors découpe ou pelage.

2 Peu transformé

L’usage de process simples (principalement thermiques et mécaniques comme le pressage, la cuisson) appliqués aux aliments non transformés les positionnent en peu transformés.

3 Transformé équilibré

A la maison, au restaurant ou dans l’industrie, lorsque l’on ajoute du sucre, des matières grasses ou du sel aux ingrédients pas ou peu transformés, on transforme !

4 Transformé gourmand

Contrairement aux aliments dits équilibrés (nutritionnellement), les aliments dits gourmands présentent des quantités de gras, sucres et/ou sels élevées.

5 Ultra-transformé niveau 0 acceptable

Ce sont les ultra-transformés les plus acceptables puisqu’ils présentent un seul témoin d’ultra-transformation (ingrédient ou additif) et un profil nutritionnel équilibré. Ils sont donc proches de leur équivalents simplement transformés.

6 Ultra-transformé niveau 0 occasionnel

Comme les aliments transformés, ils peuvent présenter des niveaux de gras, sucres, sels élevés.

.. Ultra-transformé niveau 1, 2 & 3

La consommation des articles les plus ultra-transformés n’est pas recommandée par siga et devrait être très occasionnelle.

le Club Siga rassemble les professionnels d’une alimentation engagée afin de cocréer une offre différenciée, qui propose aux consommateurs des produits plus vrais, plus sains et plus simples.

L’application qui utilise l’indice Siga et permet d’évaluer le degré de transformation d’un aliment se nomme SCANUP.

Cécile Duclem

Journaliste indépendante, je cherche à montrer qu'un autre monde est possible.

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